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Ces joueurs remarquables pour le lancement du Nations Championship et de la Nations Cup

Huit joueurs ont marqué la première journée du Nations Championship et de la Nations Cup.

Le Nations Championship (Championnat des Nations, en français) et la Nations Cup ont offert des rencontres serrées, souvent indécises jusqu’au bout lors de la première journée. Certains joueurs ont immédiatement imposé leur empreinte. Aperçu.

Cam Roigard (Nouvelle-Zélande)

La France a laissé un espace trop large dans son dispositif défensif, et Roigard s’y est engouffré sans gêne pour inscrire un essai à Christchurch, une faille qui a coûté cher. Le demi de mêlée des All Blacks se montre impitoyable dans ces zones et a battu plus de défenseurs (six) que tout autre joueur lors de cette première journée du Nations Championship.

En pleine confiance après avoir mené les Hurricanes au titre en Super Rugby Pacific, le Néo-Zélandais confirme son statut parmi les numéros neuf les plus en vue. Son duel avec Maxime Lucu a été un régal à regarder. Dans la lignée des grands numéros 9 néo-zélandais, Roigard surgit souvent au soutien, au point de chute des franchissements. L’association avec Ruben Love, son coéquipier en franchise, a livré des repères déjà solides sous le maillot noir.

Ryunosuke Ito (Japon)

Recevoir les éloges du sélectionneur de l'équipe adverse après une première sélection reste un indicateur fort que le joueur était dans le ton juste. Gonzalo Quesada n’a pas hésité à saluer la prestation d’Ito après une première titularisation réussie et victorieuse face à l’Italie.

Le jeune ouvreur a été le plus en vue parmi les quatre nouveaux capés japonais, menant le jeu avec assurance, distribuant proprement et éliminant trois défenseurs grâce à ses crochets. À seulement 21 ans et encore étudiant à l'université, il semble déjà installé à l’ouverture, après des sorties convaincantes contre les Māori All Blacks puis l’Italie.

Hugo Keenan (Irlande)

Pour son retour en sélection après plus d’un an d’absence, Keenan a fait un match plein. Désigné homme du match face à l’Australie, il a fait basculer une rencontre serrée grâce à plusieurs sauvetages défensifs décisifs. Il a aussi marqué, en surgissant dans un intervalle après une course tranchante dans le sillage de Garry Ringrose, donnant l’avantage à l’Irlande en début de seconde période.

Les Wallabies connaissent bien ce profil, puisqu'ils l'avaient déjà subi sur les trois tests des Lions l’été dernier. L’Irlande, elle, retrouve un dernier rempart sûr.

Jac Morgan (Pays de Galles)

La reconstruction galloise avance progressivement, et le retour de son capitaine, absent depuis sa blessure face à l’Argentine à l’automne dernier, change la donne.

La domination dans les phases de conquête reste centrale dans le projet de Steve Tandy, et le pack gallois a inscrit trois essais contre les Fidji, dont un conclu par Morgan en sortie de maul. Le troisième ligne a terminé la rencontre à Cardiff comme meilleur plaqueur (17) et deux ballons grattés, dont un dès les premières minutes.

Face à des Fidjiens très inspirés dans le jeu après contact, auteurs de 32 offloads contre deux, il a répondu présent dans l’engagement. Rien d'étonnant avec lui.

Damian Willemse (Afrique du Sud)

Plusieurs joueurs de l'Afrique du Sud pouvaient prétendre à avoir leur nom dans cette liste suite à leur grosse prestation contre l'Angleterre - notamment le nouveau Paul de Villiers et le numero 8 Cameron Hanekom, suite à un remaniement de dernière minute au sein du pack - mais Willemse, pour sa 50e sélection, a livré une prestation complète à l’arrière.

Souverain dans le jeu aérien, il a aussi déstabilisé la défense anglaise par ses appuis et utilisé sa puissance pour percer dans le trafic. Son jeu au pied long a pesé, notamment sur un 50-22 de grande classe. L’arrière des Stormers confirme son statut, capable d’exceller à plusieurs postes.

Kyle Rowe (Écosse)

Revoir Kyle Rowe à ce niveau, après une grave blessure au genou il y a quelques années, donne une autre dimension à la ligne arrière écossaise. Rapide, incisif, dangereux sur les extérieurs comme dans le rôle d’arrière, il présente une vraie menace à l'image du septième essai de sa carrière planté dans le jardin de l’Argentine à Cordoba en déposant Santiago Carreras sur une accélération.

Aucun joueur n'a réalisé plus de franchissements (cinq), ni battu plus de défenseurs (huit) que lui. En l’absence de Blair Kinghorn, laissé au repos après une longue saison avec Toulouse et les Lions Britanniques et Irlandais, l’Écosse dispose désormais de solutions crédibles à l’arrière avec Rowe.

Edward Sigauke (Zimbabwe)

Le Zimbabwe a bousculé les Tonga dans le Colorado, et Sigauke y a été pour beaucoup. L’ailier a affiché vitesse et appuis pour éliminer plusieurs défenseurs et offrir un essai à Tinotenda Mavesere.

Quand on est surnommé « The Transporter », mieux vaut avoir une bonne accélération et la vitesse de ce joueur de 22 ans dès les premiers appuis est déjà impressionnante. Après s’être illustré en Varsity Cup en Afrique du Sud, il a encore tellement à montrer et semble prêt à passer au niveau supérieur. Il pourrait se révéler davantage à l’approche de la prochaine Coupe du Monde de Rugby.

Manuel Cardoso Pinto (Portugal)

C'est pas tellement courant pour un joueur de marquer quatre essais dans une même rencontre et d'encaisser quand même la défaite. Pinto a pourtant vécu cette situation face aux États-Unis dans le Colorado, portant son total à 24 réalisations en 40 sélections. Rapide et opportuniste, il a exploité un coup de pied rasant pour son premier essai, puis profité d’un rebond favorable pour le deuxième.

En fait, il était là au bon endroit au bon moment pour ses autres réalisations, avec une course bien ajustée dans le sillage de Samuel Marques pour le triplé, avant de conclure après une passe inspirée de Raffaele Storti. Une performance pleine malgré la défaite d’un point, scellée par une pénalité tardive de Chris Hilsenbeck. 

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