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Les joueurs les plus en vue lors du troisième week‑end du Championnat des Nations et de la Nations Cup 2026

Les meilleures performances de la dernière journée du Championnat des Nations et de la Nations Cup de World Rugby avant la trêve internationale.

Damian McKenzie (Nouvelle-Zélande)

On perçoit nettement un changement d’humeur autour des All Blacks depuis les trois premiers tests disputés sous la direction de Dave Rennie. C’est ce que McKenzie a laissé entendre dans ses propos d’après-match, consécutifs à la victoire de la Nouvelle-Zélande contre l’Irlande. « La manière dont nous jouons nous permet de nous exprimer et de pratiquer un rugby débridé, ce qui est idéal. »

McKenzie s’épanouit dans une équipe qui veut faire vivre le ballon, en parfaite connexion avec le trio de créateurs des Hurricanes, Cam Roigard, Ruben Love et Jordie Barrett. Il a inscrit son 23e essai en test-match, mais le véritable point fort reste son jeu de jambes, avec huit défenseurs irlandais éliminés sur la même action. Quand il est à son meilleur niveau, il fait fi des plaqueurs comme s’ils n’étaient pas là. Et ce week-end, il a véritablement évolué à son sommet.

Maxime Lamothe (France)

Lamothe, qui évolue en club à Bordeaux‑Bègles, est un talonneur massif, excellent porteur de balle, et un point d’ancrage central dans la première ligne française. Titulaire lors des deux finales consécutives remportées par l’UBB en Champions Cup, le joueur de 27 ans a honoré sa première sélection internationale en novembre dernier et a été titulaire dans deux des trois tests des Bleus ce mois‑ci.

Face au Japon, il a été à la conclusion d'un maul dès le début de la rencontre, puis a marqué de nouveau au près, tout en avançant régulièrement sur ses charges et en contribuant à une mêlée française dominatrice. Résultat, au‑delà de l’excellent duo toulousain Peato Mauvaka–Julien Marchand, la France dispose désormais d’une troisième option de grande qualité au talon.

Josh Canham (Australie)

Plus les Wallabies auront de jeunes joueurs de qualité à disposition en vue de leur Coupe du Monde de Rugby à domicile, mieux ce sera - et Canham semble clairement entrer dans cette catégorie après son triplé lors de la large victoire de l’Australie contre l’Italie samedi 18 juillet.

Canham est devenu le premier deuxième‑ligne de l’histoire des Wallabies à inscrire trois essais dans un même match, tous marqués en force à moins de cinq mètres de la ligne italienne - rien à voir avec ces anomalies modernes où des avants de son gabarit galopent jusqu'à la ligne d'essai depuis la ligne médiane.

Le désormais ancien sélectionneur Joe Schmidt l’a résumé ainsi : « Josh Canham qui dirige la touche, n'est qu'un gamin à l’échelle internationale. » Et il a raison ! Ce n’était que la quatrième cape de Canham, à 25 ans, et c’est désormais au successeur de Schmidt, Les Kiss, de l’aider à confirmer et exploiter un potentiel qui semble très élevé.

Paul de Villiers (Afrique du Sud)

Le Championnat des Nations a permis à l’Afrique du Sud d’élargir encore plus sa profondeur, et le flanker De Villiers est la meilleure surprise parmi les nouveaux capés. Vite jeté dans le bain contre l’Angleterre, l’ancien capitaine des U20 sud‑africains n’a cessé de monter en puissance, inscrivant son premier essai international lors du large succès des Springboks face au Pays de Galles, à Durban.

Le crédit revient aussi à Daan Human, entraîneur de la mêlée, et à tout le pack sud‑africain pour cet essai sur mêlée en première période, alors que Carlü Sadie et Ruben van Heerden honoraient leur première sélection. Mais De Villiers a surtout terminé meilleur porteur de ballons (18) de son équipe, ajouté un essai sur maul en fin de match et gratté une paire de ballons, confirmant une performance très encourageante.

Jamie Dobie (Écosse)

Dobie est un rêve pour les sélectionneurs, suffisamment complet pour débuter au niveau international à la mêlée comme à l’aile. Son doublé en seconde période contre les Fidji, après avoir remplacé George Horne à la 47e minute, a contribué à renverser une rencontre que l’Écosse était en train de laisser échapper.

Son départ au ras près des poteaux a offert à son équipe son premier avantage au score après l’heure de jeu. Son entrée - combinée à celle des autres remplaçants - a sauvé l’Écosse d’une contre‑performance. Gregor Townsend, pour sa défense, avait procédé à 14 changements après la défaite face à l’Afrique du Sud. Et il faut souligner la belle prestation de Josh Bayliss qui mériterait aussi d'être dans cette liste.

Immanuel Feyi-Waboso (Angleterre)

Quel joueur ! Avec Tommy Freeman, précieux dans le jeu aérien et à la finition sur une aile, et Feyi‑Waboso sur l’autre, avec son pied de feu et ses accélérations, l’Angleterre dispose d’une vraie menace offensive sur les extérieurs.

On pourrait pardonner à Feyi-Waboso quelques approximations techniques et quelques ballons hauts manqués tant il a été performant ballon en main. Son franchissement a offert le premier essai de Ben Earl, avant qu’il ne transperce la défense pour inscrire lui‑même un essai capital, juste avant une fin de match compliquée à Santiago del Estero. L’ailier d’Exeter boucle la rencontre avec trois franchissements et 14 défenseurs battus. L’Argentine ne sera pas mécontente de ne plus le croiser de sitôt.

Paul Altier (Hong Kong Chine)

Premier d’une paire de vainqueurs issus de la World Rugby Nations Cup après la victoire surprise de Hong Kong Chine contre l'Uruguay à Montevideo, Paul Altier a fait preuve de sang froid avec le coup de pied de la gagne à 45 mètres, à quelques minutes du terme.

L’ailier de Richmond, passé par l’université de Bath avant de jouer à Dijon puis Chambéry, avait déjà passé deux pénalités et trois transformations contre les Teros, mais c’est ce coup de pied‑là qui a vraiment compté. Et sa réaction après l’un des tirs au but les plus importants de sa carrière, en ramassant calmement son tee avec un petit poing serré, a été d’un sang‑froid remarquable.

Alexandru Savin (Roumanie)

Aux alentours de la 50e minute, les Samoa menaient 31‑14 contre la Roumanie et pouvaient voir la victoire venir. Mais ce qui a suivi a été une remontada exceptionnelle pour les Chênes, dans une année compliquée avec une seule victoire en 2026, en février contre la Belgique.

Le pilier gauche - qui, heureux hasard, a lui aussi porté les couleurs de Chambéry, comme Paul Altier - est entré en jeu pour la dernière demi‑heure et s’est rapidement signalé en concluant un maul pour relancer la Roumanie. Son deuxième essai, une charge basse à plus de 82 minutes au compteur, a déclenché des scènes de joie compréhensibles, au bout d’un renversement spectaculaire scellé par une victoire 38‑37.

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