La France, comme on pouvait s’y attendre, va profiter de la profondeur de son effectif pour affronter le Brésil pour la toute première fois. Seules quatre joueuses conservent leur place après l’impressionnante victoire inaugurale 24-0 contre l’Italie, mais la grande nouvelle, c’est le retour de la talismanique n°9 Pauline Bourdon Sansus – de retour après deux matchs de suspension.
Pour le Brésil, c’est une occasion unique de se mesurer à l’une des toutes meilleures nations. Tous les regards seront tournés vers l’en-but, le Brésil affichant clairement l’ambition de marquer son tout premier essai en Coupe du Monde. Quoi qu’il arrive, Exeter vibrera de couleurs, de joie et d’engagement.
Coup d’envoi : 17h45 (heure française), dimanche 31 août
Stade : Sandy Park, Exeter
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France
France, la joueuse clé : Difficile de passer à côté de Pauline Bourdon Sansus. Sans doute la meilleure demi de mêlée du monde, elle est au cœur de tout ce que la France fait de mieux. La voir reformer sa charnière avec sa coéquipière toulousaine Lina Queyroi, à ce stade de la compétition, est une excellente nouvelle pour les Bleues.
Brésil
Brésil, la joueuse clé : La troisième ligne centre Iris Coluna est une figure incontournable du rugby brésilien. À 35 ans, la vice-capitaine entend montrer l’exemple face aux redoutables Françaises. Attendez-vous à beaucoup d’énergie et à une bonne dose de passion.
Déclarations
Gaëlle Mignot, co-sélectionneuse
« C’est une équipe que l’on connaît peu. C’est sa première Coupe du Monde. Ce n’est pas neutre, on a vu beaucoup d’émotions sur leur premier match. Elles voudront donner le meilleur d’elles-mêmes sur 80 minutes. Elles sont conscientes qu’en ayant perdu le premier match, elles n’auront certainement que trois matchs à jouer avant de rentrer.
« C’est important pour elles et pour leur pays. On s’attend à une équipe imprévisible qui va tenter, mettre énormément de combat et tout donner jusqu’à la dernière minute. On a hâte de jouer contre elles et de les découvrir. »
Marine Ménager, capitaine
« Elles ne vont rien nous donner, il faudra aller les chercher. On peut se régaler, elles aussi. On veut aussi que les gens se régalent en nous regardant. »
Emiliano Caffera, sélectionneur
Sur le rugby sud-américain et de ce que la présence du Brésil à la Coupe du Monde peut apporter au développement du jeu :
« En Amérique du Sud, comme pour les hommes, le rugby a du potentiel. Mais il nous manque une structure.
« Peut-être que cette Coupe du Monde peut être un levier pour développer le rugby féminin en Amérique du Sud, mais ce n’est pas simple, il nous faut beaucoup de choses. Nous voulons être le premier pays à tracer la route pour le rugby féminin sud-américain. »
Eshyllen Coimbra, capitaine
Sur ses sentiments au moment de mener son équipe pour la première fois de l’histoire du pays :
« On avait l’impression d’être prêtes, de pouvoir emmener le Brésil sur le terrain pour la première fois. On vivait le rêve de tout un peuple ! On était fières de voir ce rêve devenir réalité. On a toujours été soudées, présentes les unes pour les autres. Ce n’était pas seulement notre rêve, mais aussi celui de toutes celles qui nous ont précédées. »
Tais Prioste, pilier du Brésil (non sélectionnée pour ce match)
« C’est une équipe rapide, solide, frontale et stratégique. Nous devons ajuster certaines choses en défense, comme la circulation rapide dans les rucks, être agressives, monter vite pour couper leur troisième passe.
« En attaque, on devra être plus frontales, avoir des transitions rapides et nous pourrons aussi oser davantage, notamment dans le jeu au pied et dans les transitions.
« Nous nous sommes affrontées plusieurs fois dans le championnat de France. J’en ai même côtoyé certaines en club. Nous étudions la sélection dans son ensemble et j’ai déjà donné mes retours sur celles que je connais, notamment sur leur vitesse ou leur jeu au pied. »