Erasmus et les Springboks ne veulent pas se tromper d'adversaire

Écosse, Irlande ou Japon ? Peu importe. Le sélectionneur Rassie Erasmus et ses Springboks répètent leurs gammes et espèrent avoir tiré la leçon de leur défaite de 2011 contre l'Australie.

KOBE, le 10 octobre – Quand le tirage au sort de la Coupe du Monde 2011 a été effectué, la plupart des observateurs voyaient l’Australie prendre la première place de la Poule C et l’Afrique du Sud, celle de la Poule D. Mais l’Irlande avait une autre idée en tête et a surpris les Wallabies en s’imposant 15 à 6 à l’Eden Park, plaçant l’Afrique du Sud dans un certain embarras.

« Je me rappelle clairement qu’en 2011, nous nous étions préparés pour rencontrer une équipe spécifique en quarts de finale, l’Irlande », explique le sélectionneur sud-africain Rassie Erasmus, déjà dans le staff springbok il y a huit ans. Au final, on avait hérité de l’Australie. »

Et à l’arrivée, l’équipe du capitaine Jean de Villiers, pas préparée à se retrouver si tôt face à ses adversaires de Rugby Championship, s'était inclinée sur la petite marge de 11-9 contre les Wallabies (photo). « Nous ne ferons plus la même erreur, précise Erasmus, de nouveau confronté à la question épineuse de l'identité de l'adversaire de son équipe en quarts. Alors, plutôt Écosse, Irlande ou Japon ? « Nous nous préparons pour jouer chacune de ces trois équipes. Pour le Japon, le bon point, c'est qu’on les a joués il y a quatre ans. »

« Nous les avons étudiés (les Japonais) avant de venir ici. Nous étudierons l’Irlande, l’Écosse et le Japon. »

Avant cela, l’Afrique du Sud va déjà devoir se préparer à une longue attente avant son quart de finale, prévu au Tokyo Stadium le 20 octobre. Mais elle sera fixée dimanche sur son adversaire, après la rencontre décisive de la Poule A entre le XV du Chardon et les Brave Blossoms.

Erasmus n’est pourtant pas inquiet. « Nous commencerons à nous préparer vendredi pour ces deux équipes. Nous regarderons les matches tous ensemble. C’est plutôt intéressant de regarder les matches après avoir fait l’analyse des équipes. Nous allons faire quelque chose du genre pour donner encore plus de piment », prévient-il.

« À partir de lundi, on aura une semaine normale en configuration test-match, même si elle sera un peu plus longue que d’habitude. »

« Nous sommes ensemble depuis 16 semaines maintenant. Nous savons comment gérer quatre jours de battement, alors 10 jours, ça va le faire », conclut-il.

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