La galère des Gallois

L'équipe B du pays de Galles a eu toutes les peines du monde à prendre la mesure d'Uruguayens toujours aussi accrocheurs. Vainqueurs 35-13 au final, les Gallois terminent premiers de leur poule et joueront la France en quarts de finale.

TOKYO, le 13 octobre - Pays de Galles – Uruguay, c’est l’histoire de deux équipes qui courent après une première. En Coupe du Monde, les Gallois n’ont jamais gagné tous les matches de groupe depuis que les poules comprennent cinq équipes, los Teros jamais plus d’un. Quatre jours après la difficile victoire sur les Fidji (29-17), Warren Gatland a procédé à un large turnover (13 changements). Pas de quoi, cependant, faire de l’Uruguay le favori de cette rencontre.

Et pourtant, les Gallois ont eu toutes les peines du monde à se défaire des Teros. 7-6 à la mi-temps, le score était à peine croyable, surtout au vu des statistiques au terme des quarante premières minutes : 62 % de possession pour les Dragons, 245 mètres parcourus, 19 défenseurs battus. Mais aussi sept fautes de main, dont quatre dans les huit premières minutes. Résultat, un seul essai, signé du pilier Nicky Smith (17ème), contre deux pénalités passées par Felipe Berchesi (21ème, 38ème). 

Encore plus surprenant, et signe que la sérénité ne débordait pas côté gallois, le XV du Poireau s'est même retrouvé à tenter de prendre les trois point sur une pénalité lointaine en début de deuxième période ! Mais Leigh Halfpenny a envoyé le ballon sur le poteau (42ème). Quand ça ne veut pas...

Mais comme on l'a souvent vu dans cette Coupe du Monde, les équipes du Tier 1 finissent par prendre le large en deuxième période, quand leur travail de sape commence à payer et que les jambes des « petits » pèsent de tous les efforts déployés. Josh Adams montre la voie en récupérant une passe sautée qui a enfin mis la défense uruguayenne à mal (14-6, 50ème). Le cinquième essai de l'ailier de Worcester dans cette Coupe du Monde, meilleur marqueur de la compétition.

L'Uruguay marque à 14 contre 15

L'Uruguay tient bon un quart d'heure de plus. Mais le carton jaune infligé au troisième ligne Santiago Civetta (65ème) pour accumulation de fautes semble devoir mettre fin à la belle résistance des Uruguayens. D'autant que dans la foulée, les Gallois insistent au près et M. Gardner leur accorde un essai de pénalité (21-6, 66ème).

Mais décidément, les gars de Montevideo ont de la ressource et du cœur. À 14 contre 15, Nicolas Freitas tape un petit coup de pied pour lui-même et trois temps de jeu plus tard, le talonneur moustachu German Kessler plonge en force sur la ligne, pour le plus grand plaisir du public du Kumamoto Stadium (21-13, 71ème).

Peu importe si l'entrant Tomos Williams met enfin l'essai du bonus (28-13, 73ème), si Gareth Davies ajoute un essai de filou à la dernière seconde (35-13, 80+5) ou si Hallam Amos voit la vidéo lui refuser trois essais (24ème, 57ème, 77ème). Les joueurs uruguayens peuvent rentrer au pays la tête haute. En 2015, contre cette même équipe, ils avaient pris 54-9. Ce match n'a pas grand-chose de rassurant pour les Gallois, vraiment en galère pour ce dernier match de poules. Les titulaires, laissés au repos, n'ont pas beaucoup de soucis à se faire en vue du quart de finale face à la France, le 20 octobre à Oita.

RNS jf/sc