Navidi veut mettre le grappin sur la France

Fils de lutteur, le troisième ligne Josh Navidi veut mettre les Bleus au supplice des « clés » galloises, dimanche en quarts de finale de la Coupe du Monde de Rugby 2019.

OITA, le 17 octobre – Fils de lutteur, Josh Navidi entend mettre son expérience familiale du combat rapproché au service du pays de Galles dans l’affrontement qui s’annonce dimanche face à la France, en quarts de finale de la Coupe du Monde de Rugby 2019.

Le flanker des Cardiff Blues (photo) est habitué à jeter son corps dans la bataille, après que son père, Hedy, lui a appris quelques bonnes prises. « J’ai fait un peu de lutte avec lui, explique le joueur de 28 ans. C’est probablement l’entraînement le plus rude auquel j’ai été soumis. »

Tel père, tel fils

D’origine iranienne, le père de Josh Navidi est arrivé au pays de Galles pour étudier à l’Université de Bangor. Il s’y est finalement installé après avoir rencontré sa future épouse, Euros, et y a poursuivi sa carrière de lutteur. Ses principaux faits d’arme sont une 5ème place au British Open et un poste d’entraîneur au sein des équipes de lutte libre du pays de Galles et de Grande-Bretagne. Il sera là bien sûr dimanche, pour voir si son enseignement de l’art de la prise permettra à son fils de mettre son grappin sur les Bleus.

« J’espère que mon expérience de la lutte continuera à m’être utile pour le rugby, après toutes ces années passées avec lui, à nous chamailler. Même si c’était juste pour rigoler bien sûr », explique un Navidi ravi de la présence des siens le jour du match. »

« C’est super de les avoir tous ici, poursuit-il. Mon frère (Sam) prend son vol vendredi. Je n’ai pas encore vu mon père. Ils sont encore à Kumamoto. Je suis sûr qu’il m’enverra un petit message juste avant le match. »

« C’est super de les voir ici, profiter de ce voyage, car ils ne bougent pas beaucoup sinon. Mon père n’est pas très friand de l’avion et des voyages. C’est aussi super de les voir ici car mon père est un grand amateur de sports. Il adore ça. »

Pour les siens et pour le staff

Navidi connaît l’importance de ce match contre la France. Pour lui et les siens, pour le pays de Galles bien sûr, mais aussi pour l’encadrement de l’équipe qui dispute sa dernière compétition : le sélectionneur Warren Gatland, et les entraîneurs adjoints Shaun Edwards et Robin McBryde.

Navidi, devenu sous leur conduite un élément essentiel de la troisième ligne des Dragons, sait qu’il leur doit beaucoup. « Nous voulons qu’ils terminent en beauté et leur donner le cadeau de départ qu’ils méritent », affirme-t-il.

« Les chiffres parlent pour ‘Gats’, avec les (trois) grands chelems en Tournoi des Six Nations, toutes les victoires en test-matches. Il a eu un rôle prépondérant dans tout ce que nous avons accompli ces dernières années. »

« Défensivement, Shaun sait ce qu’il veut. Si vous ne le faîtes pas, vous allez vous faire brocarder. Défensivement, autour des zones de ruck, il est toujours très attentif. Ça m’a beaucoup aidé. En ce moment, il est plutôt calme, mais il peut démarrer au quart de tour. C’est assez drôle. »

Pas la grosse tête

Navidi est confiant quant à la capacité du pays de Galles - actuelle deuxième nation mondiale - à écarter une équipe de France qui n’occupe que le sixième rang. Un premier obstacle à franchir avant de se heurter à la nation-hôte japonaise ou aux expérimentés Sud-Africains en demi-finale.

« C’est bien d’être numéro 2 mondial, mais ça ne voudra rien dire si on ne gagne pas ce week-end, résume Navidi. Mais on ne risque pas de pécher par excès de confiance ! »

« On ne va pas avoir la grosse tête ou quoi que ce soit. On connaît nos qualités et on sait ce qu'on a à faire, assure-t-il. Nous nous connaissons tous très bien. Nous sommes ensemble depuis un long moment. On passe aux chose sérieuses, mais je dirais que tout se présente sous les meilleurs auspices. »

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