Cheika va quitter son poste de sélectionneur

Après la défaite 40-16 des Wallabies face à l'Angleterre en quarts de finale de la Coupe du Monde de Rugby 2019, le sélectionneur australien, Michael Cheika, a annoncé qu'il quitterait son poste à la fin de son contrat de cinq ans, qui arrive à terme à la fin de l'année.

TOKYO, le 20 octobre - Michael Cheika a confirmé qu’il quitterait son poste de sélectionneur de l’Australie à la fin de son contrat, soit à la fin de cette année.

En février 2018, Cheika avait annoncé qu’il s’en irait si l’Australie ne parvenait pas à gagner la Coupe du Monde de Rugby 2019. L’annonce de son départ au lendemain de la défaite 40-16 des Wallabies face à l’Angleterre en quarts de finale de la compétition montre que le sélectionneur de 52 ans est un homme de parole.

« Je suis le genre d’homme qui reste fidèle à ce qu’il dit et ma décision était prise dès le coup de sifflet final. Je voulais juste me laisser un peu de temps pour laisser retomber l’émotion, parler d’abord à mes proches, puis clarifier les choses, a-t-il expliqué ce dimanche. Je voulais parler à ma femme et m’entretenir aussi avec quelques personnes de l’encadrement ici. J’avais déjà annoncé ce que j’allais faire quand j’avais dit : 'pas de victoire, pas de prolongation' ».

« Je n’ai aucun regret par rapport à cette annonce, mais j’aurais aimé rester. Je suis vraiment attaché à cette équipe. Mais comme je l’ai dit, c’est ma décision. Je voulais montrer que j’étais prêt à mettre ma responsabilité dans la balance et parvenir au résultat que je pensais cette équipe capable d’atteindre. Nous n’y sommes pas parvenus. »

Des hauts et des bas

Nommé sélectionneur de l’Australie en octobre 2014, Cheika a su emmener une équipe classée seulement au 6ème rang mondial à l’époque vers une finale de Coupe du Monde un an plus tard en Angleterre. Depuis, les Wallabies ont connu des hauts et des bas, avec quelques succès de prestige comme cette victoire 47-26 face aux All Blacks en août dernier.

« Nous n’avons pas su faire preuve de constance dans la durée, a admis Cheika. Nous avons connu des grands moments. On a dû composer avec la perte de joueurs évoluant à l'étranger, ce qui a permis à des jeunes joueurs de se révéler. »

L’ancien entraîneur du Leinster, du Stade Français et des NSW Waratahs a dit avoir « savouré chaque minute » de ces cinq années passées à la tête des Wallabies et qu’il était « fier » ce qu’il avait fait. 

Le président de la Fédération australienne, Raelene Castle, a tenu à saluer son travail. « Michael est un passionné, un entraîneur expérimenté qui travaille sans relâche pour tirer le meilleur de ses joueurs, a-t-il déclaré. Il aime profondément les Wallabies et le rugby. Il a toujours eu à cœur de rendre les fans australiens fiers des performances de leur équipe. »

S'agissant de ses futurs plans, Cheika n’a pas laissé entrevoir grand-chose. « Ce sera très difficile de trouver un poste qui permette d’atteindre le niveau d’émotion et d’implication d’un poste d’entraîneur au niveau international, reconnaît-il. C’est toujours une sensation tellement forte quand on évolue à ce niveau. Je n’ai jamais entraîné en prenant ça comme un travail. J’ai toujours entraîné en pensant avant tout aux sensations fortes et au plaisir que cela procure. »

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