Les Boks encore à la recherche du bon timing

Contre le Japon, l’Afrique du Sud a su élever sa cadence de jeu, mais n’a pas toujours fait preuve de la concentration nécessaire. Un point sur lequel le sélectionneur des Springboks, Rassie Erasmus, pense qu’elle peut encore progresser en vue de la demi-finale contre le pays de Galles.

TOKYO, le 21 octobre – Plus que deux. Après la défaite inaugurale dans la Poule B face à la Nouvelle-Zélande, le sélectionneur Rassie Erasmus avait donné pour mission à ses joueurs de remporter les six matches suivants. Un plan de route tout tracé vers un troisième sacre de champion du monde, qui demande encore à être peaufiné pour être mené à bien.

Pour cela, le technicien sud-africain souhaiterait que ses joueurs élèvent encore leur niveau de concentration lors de la demi-finale contre le pays de Galles, dimanche à Yokohama. Un point non négligeable pour mettre un terme à une série de quatre défaites consécutives contre le pays de Galles. La dernière victoire sud-africaine remonte au quart de finale de la Coupe de Monde 2015 à Twickenham.

Surtout, Erasmus sait que son équipe va devoir concrétiser ses occasions contre les Dragons. Il n’a pas oublié les nombreux points laissés en route par ses joueurs lors du quart de finale remporté 26-3 contre le Japon.

« À nous de saisir les opportunités. Et de ne pas nous relâcher. Alors là oui, on aura une chance. Constance, voilà ce qui doit être notre credo », explique-t-il.

« Je pense qu'on a ce qu'il faut devant et derrière pour aller au bout, mais dans un match qui dure 80 minutes avec 40 minutes de jeu effectif, si vous levez le pied pendant quatre minutes, vous le payez comptant. »

« Je ne pense pas qu'on doive progresser dans des secteurs de jeu spécifiques pour gagner la Coupe du Monde, mais plutôt produire un rugby constant pendant 80 minutes », précise-t-il encore.

La meilleure équipe des Springboks enfin alignée contre les Gallois ?

Le pays de Galles semble avoir trouvé de son côté la clé pour perturber le jeu sud-africain ces trois dernières années. Trois succès à Cardiff et un autre à Washington ont sans doute donné pas mal de confiance en la matière aux hommes du capitaine Alun Wyn Jones.

Mais Erasmus, qui a donné un jour de repos à ses joueurs avant de communiquer sa liste des 23 jeudi, a mis en avant le fait qu’il n’a jamais encore pu aligner sa meilleure équipe contre le pays de Galles.

« Je n'ai jamais pu sélectionner tous mes meilleurs joueurs du moment contre le pays de Galles. Ce sera probablement la première fois que ça arrive », constate-t-il.

 « On les a joués deux fois depuis que je suis en poste – avec une équipe expérimentale à Washington, puis une autre fois hors fenêtre internationale, dans un match où je ne pouvais pas sélectionner nos joueurs basés à l'étranger. »

Pour autant, Erasmus préfère rester prudent. « Le pays de Galles avait presque aligné une équipe B contre l'Argentine en 2018 ou en 2017, et ils leur ont mis une raclée, se souvient-il. Ils ont du monde à chaque poste, ils ont la confiance et un bon esprit d'équipe. »

RNS am/bo/lc/sc