Vermeulen veut de nouveau mettre fin aux rêves gallois

En 2015, le pays de Galles a chuté en quart de finale face à l’Afrique du Sud (23-19). Quatre ans plus tard, Duane Vermeulen veut rééditer pareille performance et mettre un terme au parcours des hommes de Warren Gatland.

TOKYO, le 22 octobre – La dernière fois que l’Afrique du Sud a battu le pays de Galles, c'était il y a quatre ans quasiment jour pour jour. Ce jour-là, Duane Vermeulen avait dû sortir le grand jeu pour sauver son équipe et qualifier in extremis les Springboks en demi-finale de Coupe du Monde (23-19).

Petit flashback. Alors qu’il ne reste que six minutes à jouer dans ce quart de finale 2015, les Boks héritent d’une mêlée dans les 22 mètres adverses. Le n° 8, alors considéré comme la référence mondiale à son poste, décide de partir petit-côté. Après avoir résisté à deux défenseurs à la simple puissance de son avant-bras gauche, d’une chistera main droite, il sert son demi de mêlée Fourie du Preez, qui plonge en coin dans l’ambiance surchauffée de Twickenham.

Quatre ans plus tard, les acteurs ont changé, ou pris quelques cheveux blancs pour ceux qui en ont encore. L’enjeu, lui, est encore plus important puisque le vainqueur se verra offrir une place en finale de la Coupe du Monde 2019.

Désormais âgé de 33 ans, le troisième ligne aux 52 sélections saura-t-il de nouveau ensorceler la défense galloise ? « C'est typiquement le genre de trucs qu'on fait dans le feu de l'action. Je ne sais pas si j'ai quelque chose en stock, sourit celui qui vit probablement sa dernière grande compétition avec les Boks. On verra cette semaine si je peux tenter quelque chose de nouveau, de différent. »

 « Ce qui est sûr, c'est que ce ne sera pas du jeu au pied – je n'en ai pas le droit. C'est hors de question. » Rires et sourires dans l’assistance.

Battus lors de leur quatre derniers matches face aux Gallois, les Boks vont s’appuyer sur la prestation de l’équipe de France pour bâtir une partie de leur stratégie. « Les Français avaient un gros paquet d’avants. Ils étaient constamment dans l’avancée, ce qui leur a permis de marquer des essais », analyse l’ancien joueur du RC Toulon.

 

« Il est possible de marquer contre les Gallois, mais il faut être très précis dans l'approche et dans la finition, rajoute Vermeulen, qui espère néanmoins que l’expérience de son équipe dans ce genre de matches saura faire pencher la balance (trois demi-finales lors des quatre dernières Coupes du Monde). Si vous avez déjà connu ces situations de pression, vous savez comment gérer, comment vous en imprégner et comment transformer cette pression en quelque chose de positif. »

S'il considère que c'est désormais « du 50-50, quitte ou double », Vermeulen a suffisamment d'années de haut niveau derrière lui pour savoir que le moindre détail peut faire la différence, comme une petite passe derrière une mêlée.

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