L'Angleterre manie l'arme de la punition

Afin de bien préparer sa demi-finale de Coupe du Monde, l'Angleterre a instauré un système de punitions. Objectif : tirer vers un minimum de fautes.

TOKYO, le 23 octobre – Déterminée à atteindre la finale de la Coupe du Monde, une première depuis 2007, l’Angleterre met toutes les chances de son côté. Y compris en instaurant un système de punitions à l’entraînement pour ceux qui se mettraient à la faute.

C’est le sélectionneur Eddie Jones qui a, indirectement, créé cette règle en insistant chaque jour sur l’importance de la discipline. Un message visiblement bien passé puisque le XV de la Rose n’a concédé aucun carton depuis le début de sa campagne mondialiste.

« On a beaucoup mis l'accent sur la discipline tout au long de la préparation, confirme le demi de mêlée Ben Youngs. Si certains gars allaient trop loin à l'entraînement, ils étaient exclus du terrain. On met beaucoup l'accent sur la discipline car c'est un secteur de jeu dans lequel on n'a pas toujours été irréprochables. »

Le nombre de pénalités concédées par les Anglais est ainsi très respectable (30 en quatre matches). « Dans cette compétition, on a été très très bons dans ce domaine et on est très contents d'avoir su maintenir un même niveau de discipline », rajoute Youngs, rappelant qu’il ne faudra pas donner trop d’opportunités aux Blacks samedi soir.

Interrogé sur les châtiments réservés aux joueurs fautifs à l’entraînement, Ben Youngs a d’abord manié l’humour en affirmant qu’ils étaient fouettés sur le bord de la pelouse avant de confirmer plus sérieusement le programme. « Quelques burpees (des pompes suivies d’un saut), quelques courses. Généralement, ce sont les avants qui font ça avec le préparateur physique. On voulait que l'équipe soit consciente de l'importance de la discipline, et elle l'est devenue. »

Curry, l’ingrédient secret des Anglais

Parmi les joueurs les plus actifs, Tom Curry crève l'écran. Impressionnant par son abattage, le jeune troisième ligne (21 ans) brille aux côtés d’un autre joueur à l'expérience limitée, Sam Underhill (23 ans). Leur match dans le match face aux expérimentés Cane, Savea et Read sera scruté de près. Mais pour Ben Youngs cela ne fait aucun doute, Curry appliquera sa recette spéciale à base de plaquages dévastateurs et de grattages décisifs.

« C'est un joueur très spécial, confie le demi de mêlée aux 93 sélections. Il bosse extrêmement dur. On dirait qu'il n'a peur de rien. Il est dans sa bulle et il savoure chaque moment. Je pense qu'on a de la chance de les avoir, lui et Sam Underhill. »

« Je suis certain qu'il va devenir l'un des meilleurs troisièmes lignes de l'histoire de l'Angleterre, anticipe Youngs qui a vu passer un grand nombre de joueurs bourrés de talent. Moi et les membres plus âgés du groupe, on voit ces jeunes gars débarquer et on leur souhaite de réussir. Tom a fait un boulot incroyable et je suis sûr qu'il va continuer à progresser. »

Après avoir montré face à Pocock et Hooper en quarts de finale qu'il était capable de dominer les meilleurs joueurs à son poste, Curry va désormais passer le test suprême contre la meilleure équipe du monde. Avec une mission : ne pas faire de faute !

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