L’Angleterre met les All Blacks à terre

L’Angleterre a battu la Nouvelle-Zélande 19-7 dans la première demi-finale de la Coupe du Monde de Rugby 2019. Le XV de la Rose a étouffé les All Blacks pour s’imposer avec autorité.

YOKOHAMA, le 26 octobre – L’Angleterre et la Nouvelle-Zélande se rencontrent dans la première demi-finale de la Coupe du Monde de Rugby 2019. C’est la quatrième fois que les deux équipes s’affrontent en Coupe du Monde de Rugby. Les All Blacks se sont toujours imposés, mais la dernière rencontre dans la compétition remonte au match de poule de Twickenham de l’édition 1999 (victoire néo-zélandaise 30-16).

Nette vainqueur de l’Australie en quarts de finale (40-16), l’Angleterre veut mettre un terme à sa disette de victoires face aux All Blacks (15 défaites lors de leurs 16 dernières oppositions), en s’inspirant de la dernière victoire anglaise (38-21 en décembre 2012) ou de la victoire en Nouvelle-Zélande des Lions britanniques et irlandais au cours de leur tournée de 2017 aux antipodes. Plusieurs joueurs anglais avaient participé à cette victoire.

Larges vainqueurs de l’Irlande (46-14), les All Blacks visent un troisième titre mondial consécutif et un huitième succès de suite en match à élimination directe. Leur dernière défaite remonte au quart de finale de la Coupe du Monde 2007 face à la France. Ils vont s’appuyer pour cela sur une équipe très expérimentée avec la paire de deuxième ligne Brodie Retallick - Sam Whitelock (54ème association), le capitaine et numéro 8 Kieran Read (34 ans aujourd’hui), et le spectaculaire arrière Beauden Barrett.

Les Anglais sont les premiers à se mettre en action. Manu Tuilagi conclut par un essai entre les poteaux un superbe mouvement entamé par Anthony Watson sur son aile. 7-0 pour le XV de la Rose : le ton est donné dès la première minute !

La pression est sur les All Blacks, soumis à la rapidité d’exécution des Anglais. L’ailier Jonny May récupère à son tour un ballon en contre pour mettre le feu dans la défense néo-zélandaise. Richie Mo'unga a beau tenter des chandelles pour desserrer l’étau ou offrir ses passes croisées au pied à son complice Sevu Reece, rien n’y fait. L’Angleterre a le dessus en ce début de rencontre.

Les Blacks essaient de faire parler leur intensité physique par des charges au près. Mais les Anglais, emmenés par le duo d’ouvreurs Owen Farrell – George Ford, combinent à merveille pour relancer les élans offensifs anglais. Pénalité pour les Blacks, qui cherchent à s’appuyer sur leurs qualités en touche. Mais là aussi, les hommes d’Eddie Jones résistent, même si la Nouvelle-Zélande semble se remettre progressivement en selle.

Le jeu s’équilibre et Farrell cherche lui aussi à faire du gagne-terrain en jouant au pied pour trouver les touches, voire en tentant le drop. Un élargissement du jeu à nouveau payant grâce à un Watson déchaîné, mais l’essai du flanker Sam Underhill est refusé pour un hors-jeu de Tom Curry. Brodie Retallick sonne la charge pour ramener les Blacks dans les 22 mètres anglais, mais la défense des hommes en blanc veille encore.

Pénalité pour les Anglais juste devant la ligne médiane. Ford s’applique et passe les trois points. 10-0 à la mi-temps pour l’Angleterre.

Savea donne espoir mais Ford est impérial

La deuxième période redémarre sur le même scénario. L’arrière anglais Elliot Daly tente une pénalité de 50 mètres dès le coup d’envoi. Il échoue. Les Anglais ne renoncent pas pour autant. Sur la pénaltouche qui suit, le maul anglais perfore et lance le demi de mêlée Ben Youngs, qui aplatit. L’essai est refusé à la vidéo pour un en-avant. Farrell passe finalement dans la foulée les trois points qui concrétisent la domination anglaise (13-0).

Les All Blacks s’accrochent pour refaire surface. Ils accélèrent le jeu vers les extérieurs et Sevu Reece est envoyé de justesse en touche. Sur celle-ci, les sauteurs anglais sont aux abonnés absents. Le troisième ligne aile néo-zélandais Ardie Savea surgit pour remettre les All Blacks dans la partie (13-7).

Le XV de la Rose ne cède pas pour autant. Un plaquage destructeur d’Underhill redonne la possession aux Anglais et Ford fait également parler la poudre au pied sur la pénalité qui suit (16-7). Poussés à vif, les All Blacks commettent des fautes, à l'image de Sam Whitelock, pris par la patrouille dans le ruck. Quelques séquences plus tard, l’Angleterre accroît encore son avance par la botte d’un Ford des grands soirs. 19-7 pour l’Angleterre.

La machine anglaise est désormais en route pour la finale et les Néo-zélandais sont emportés par la marée blanche avec une nouvelle faute dans le regroupement au sol. Ford manque cette dernière occasion mais cet échec ne changera pas la face de la rencontre. L'Angleterre a vaincu le double tenant du titre néo-zélandais 19-7 et verra la finale samedi prochain. 

RNS lc/sc