Sécurité des joueurs : des chiffres probants

World Rugby présente des chiffres indiquant une réduction marquée des commotions cérébrales et autres blessures à la suite de la mise en œuvre du Cadre décisionnel pour les plaquages hauts.

TOKYO, le 30 octobre – Avec un nombre de commotions cérébrales inférieur de 35 % à la moyenne actuelle des incidents signalés lors des compétitions pro et une réduction marquée des blessures en match par rapport à l’édition de 2015, World Rugby a présenté aujourd’hui une série d’indicateurs positifs concernant la santé des joueurs participant à la Coupe du Monde de Rugby 2019.

Japon 2019 est la première Coupe du Monde de Rugby à mettre en œuvre le Cadre décisionnel pour les plaquages hauts imaginé par World Rugby. Conçues pour réduire le risque de commotion cérébrale, ces règles forcent les joueurs à modifier leur jeu pour réaliser des plaquages plus bas, qui imposent de se pencher, plutôt que des plaquages hauts en position verticale. Cette démarche s’est traduite par un changement remarqué des comportements des joueurs lors de l’événement phare du rugby.

Quelques chiffres probants :

  • Les remplacements sur blessure ont diminué de 2,08 par match en 2015 à 1,13 en 2019.
  • Le taux de commotions confirmées à Japon 2019 a également diminué de 12 % par rapport à celui de la Coupe du Monde de Rugby 2015.
  • Le nombre de commotions est inférieur de 35 % à celui enregistré lors des 22 compétitions pro de la saison 2018-19.
  • Aucun syndrome post-commotionnel n’a été signalé, ceci étant probablement dû à une application plus stricte du protocole commotion.
  • Durant la Coupe du Monde de Rugby 2019, les chiffres suivants ont en outre été enregistrés : 10,5 commotions pour 1 000 heures de jeu, contre 12,5 en 2015 et une moyenne de 17 dans les compétitions de haut niveau pour adultes.
  • Les joueurs ayant ajusté la hauteur de leur plaquage pour satisfaire au règlement, les commotions issues de plaquages sont également moins fréquentes (une commotion sur plaquage tous les 3,7 matches contre une tous les 2,7 matches en 2015).
  • Même si l’on observe une réduction des risques induits par le plaquage, le joueur le plus exposé reste le plaqueur.

Conséquence positive de la mise en œuvre d’un programme complet axé sur la santé et la sécurité des joueurs, la Coupe du Monde de Rugby 2019 devrait présenter les meilleures statistiques de l’histoire de la compétition dans ce domaine, avec un nombre de remplacements sur blessure passant de 2,08 par match en 2015 à 1,13 en 2019.

Le président de World Rugby, Bill Beaumont, a déclaré : « Notre volonté inébranlable de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité des joueurs est au cœur des stratégies de réduction des blessures de World Rugby. Les résultats enregistrés lors de la Coupe du Monde de Rugby 2019 dans ces domaines prioritaires sont extrêmement encourageants. »

Le directeur médical de World Rugby, Dr Martin Raftery, qui s’exprime dans la vidéo ci-dessus, rejoint son président : « Notre mission est de nous assurer que nos athlètes bénéficient du plus haut niveau de soins, et cela passe par une approche factuelle ».

« La Coupe du Monde de Rugby 2019 est la plus importante des compétitions masculines de rugby et un tremplin important pour la promotion des meilleures pratiques dans notre sport. Les normes médicales appliquées lors de cette compétition portent déjà leurs fruits, notamment parce que les équipes et leur personnel médical y ont pleinement adhérées. »

« Le Cadre décisionnel pour les plaquages hauts a été mis en œuvre cette année, après que des études ont démontré de manière probante que les plaquages sont responsables de 76 % de l’ensemble des commotions, les plaqueurs subissant 72 % de ces lésions. Les conclusions de ces mêmes études indiquaient en outre que les blessures à la tête sont quatre fois plus probables sur les plaquages hauts. »

« Lors de cette compétition, et dans les tests matches organisés depuis mai, nous nous sommes attachés à protéger les joueurs en modifiant les comportements et abaissant la hauteur de plaquage. Les résultats très positifs que nous constatons suggèrent que les équipes ont relevé le défi et que le niveau de risques à cette Coupe du Monde a effectivement baissé, ce qui est encourageant. »

« Si le taux de commotions a effectivement réduit à la faveur d’une meilleure sensibilisation aux risques, d’une gestion efficace des commotions et de l’application de nos stratégies de prévention, nous devons poursuivre cette approche factuelle pour pouvoir prévenir les blessures dans tous les secteurs du jeu, conformément aux recommandations prescrites lors du colloque organisé à Marcoussis, cette année. »

World Rugby a également réédité son application consacrée aux commotions cérébrales, qui est désormais disponible dans l’App Store ainsi que sur Google Play. Il s’agit d’un outil complet d’information et de gestion des incidents adapté à tous les niveaux de jeu.

Le Comité de direction de World Rugby a également félicité le Dr Raftery pour son travail exemplaire en faveur de la santé et de la sécurité des joueurs, qui depuis 2011 a permis de développer des stratégies efficaces en matière de sensibilisation, mais aussi de gestion et de prévention des commotions. Des domaines dans lesquels le rugby est à la pointe de l’innovation.