La Nouvelle-Zélande termine sur une bonne note

La Nouvelle-Zélande a battu le pays de Galles 40-17 dans une finale de bronze au rythme élevé. Les individualités néo-zélandaises, notamment Ben Smith et Sonny Bill WiIlliams, ont permis aux All Blacks de s’imposer avec la manière face à une équipe galloise qui n'a jamais fermé le jeu.

TOKYO, le 1er novembre – La Nouvelle-Zélande et le pays de Galles se rencontrent dans la finale de bronze de la Coupe du Monde de Rugby 2019. C’est la quatrième fois que les deux équipes s’affrontent en Coupe du Monde. Les All Blacks ont remporté les trois matches précédents, dont le dernier sur le score ébouriffant de 53-37, en match de poulets de la Coupe du Monde 2003.

Battus 19-7 en demi-finales par l’Angleterre, les doubles champions du monde en titre néo-zélandais veulent montrer que leur légendaire combativité ne s’est pas éteinte samedi dernier face à l’intraitable défense du XV de la Rose. Ils visent donc une troisième médaille de bronze de leur histoire – après 1991 et 2003 – avec une équipe remaniée, mais où figurent néanmoins les vedettes de l’équipe, Beauden Barrett, Richie Mo’unga, Brodie Retallick et le capitaine Kieran Read.

Défaits par l’Afrique du Sud 19-16, le pays de Galles du sélectionneur néo-zélandais Warren Gatland, n’a plus battu la Nouvelle-Zélande depuis décembre 1953 (soit 30 défaites consécutives) ! Avec une équipe également remaniée, mais où figurent le capitaine Alun Wyn Jones et la jeune charnière Rhys Patchell – Tomos Williams, les Dragons vont tenter d’égaler leur meilleure performance en Coupe du Monde : troisième lors de la première édition, en 1987, après avoir battu l’Australie.

Les Gallois sont les premiers en action avec une belle percée de l’ailier Josh Adams, meilleur marqueur d’essais de la compétition (six). Il est sanctionné pour un ballon gardé au sol et les Blacks, piqués au vif, décident de passer immédiatement la marche avant.

Parvenue sur la ligne des 22 mètres grâce aux jambes de feu de Sonny Bill Williams, la Nouvelle-Zélande obtient une pénalité. Mo’unga la manque mais dans la foulée, le deuxième ligne Retallick s’échappe comme un trois-quarts pour servir le pilier Joe Moody, qui va aplatir aux pieds des poteaux. 7-0 pour les All Blacks.

Ben Smith en feu

Les Dragons tentent d’enflammer le match en jouant sur les largeurs, mais aussi de contrôler l’occupation grâce au jeu au pied malin du demi de mêlée Williams. Malheureusement pour eux, l’efficacité est du côté des Néo-zélandais. La passe croisée du numéro 9 Adrian Smith ouvre l’intervalle à Beauden Barrett pour le deuxième essai All Black (14-0).

Les Gallois ne perdent pas espoir et reviennent mettre la pression sur la ligne d’essai des All Blacks dans ce match très enlevé. Bien servi, l’arrière Hallam Amos troue le rideau défensif noir pour l’essai qui ramène les siens au score. Patchell concrétise la domination galloise, perceptible même en mêlée, quelques minutes plus tard sur pénalité (14-10).

Le réalisme demeure cependant du côté des All Blacks, qui s’appuient sur leur supériorité en touche et dans le jeu aérien. L’ailier Ben Smith traverse une première fois toute la défense galloise pour un premier essai personnel, avant de récidiver juste avant la pause en s’enfuyant le long de la ligne. 28-10 à la mi-temps pour une Nouvelle-Zélande très pragmatique.

Une magnifique passe après contact de Sonny Bill Williams pour un essai du centre Ryan Crotty permet à la Nouvelle-Zélande de prendre le large dès le début de la deuxième période (35-10). La vivacité et la maîtrise technique des joueurs en noir font plaisir à voir, même si la vidéo refuse le triplé à Ben Smith pour un en-avant intermédiaire de l’ailier Rieko Ioane, après un délice de passe sautée de SB Williams.

Et de 7 pour Adams

Il faut attendre la fin du premier quart d’heure de la seconde période pour voir les Gallois revenir jouer dans le camp néo-zélandais. Ils le font très bien en multipliant les temps de jeu après une charge du troisième ligne centre remplaçant Aaron Shingler. C’est finalement sur un essai de raccroc derrière le ruck que l’ailier Adams récompense son équipe. En portant son total à sept, il devient au passage le meilleur marqueur d'essais gallois sur une édition de la Coupe du Monde.   

Le match baisse un peu d’intensité, mais les deux équipes continuent à se rendre coup pour coup autour de la ligne d’avantage. Les Dragons, bien portés par leurs remplaçants, comme le jeune talonneur Elliot Dee, monopolisent la possession et insistent dans le défi physique en ballons portés.

Les All blacks jouent en contre-attaque, avec les fulgurances du jeune frère de Beauden, Jordie Barrett, entré au centre à la place de SB Williams. La rapidité d'exécution des lignes arrières néo-zélandaises s'avère finalement à nouveau payante. Mo'unga s'extirpe du marquage pour aller à son tour à dame. 40-17 pour les All Blacks, qui se sont rappelés à la mémoire de la planète rugby pour la dernière du sélectionneur Steve Hansen.  

RNS lc/sc