L'Afrique du Sud est championne du monde !

L'Afrique du Sud a battu l’Angleterre 32-12 en finale de la Coupe du Monde de Rugby 2019. Meilleurs dans les phases statiques et dans l'occupation au pied, les Springboks ont pris le dessus physiquement et tactiquement sur des Anglais qui n'ont pas su se défaire de l'étau sud-africain.

YOKOHAMA, le 2 novembre – L’Angleterre et l’Afrique du Sud se rencontrent en finale de la Coupe du Monde de Rugby 2019. C’est la cinquième fois que les deux équipes s’affrontent en Coupe du Monde. L’Afrique du Sud mène trois victoires à une. La dernière de ces victoires était déjà l’affiche d’une finale de la compétition, en 2007 (victoire des Springboks 15-6).

L’Angleterre vise un deuxième succès en Coupe du Monde après sa victoire de 2003. Elle est actuellement sur une série de deux victoires consécutives face à l’Afrique du Sud et reste sur son excellente prestation contre les All Blacks (victoire 19-7) en demi-finale. Eddie Jones aligne d’ailleurs le même XV de départ que pour ce match.

L’Afrique du Sud est en quête d’un troisième sacre dans la compétition en autant de finales disputées. Son dernier succès face à l’Angleterre remonte à novembre 2018. Le sélectionneur Rassie Erasmus n’a procédé qu’à un seul changement dans l’équipe qui a battu le pays de Galles en demi-finale (19-16) avec le retour de l’ailier Cheslin Kolbe.

Première action du match et première pénalité pour les Springboks. Courtney Lawes est sanctionné dans le ruck, mais Handre Pollard manque sa frappe. Les deux équipes se testent par du jeu au pied, et le pilier anglais Kyle Sinckler doit sortir sur protocole commotion. Le début de match est très tendu.

Première action du match et première pénalité pour les Springboks. Courtney Lawes est sanctionné dans le ruck, mais Handre Pollard manque sa frappe. Les deux équipes se testent par du jeu au pied, et le pilier anglais Kyle Sinckler doit sortir sur protocole commotion. Le début de match est très tendu.

La poussée sud-africaine est souveraine sur la première mêlée. Mais les Springboks préfèrent jouer l’avantage à la main. Ils ont des arguments, avec un Willie Le Roux qui prend de vitesse la ligne anglaise, ou un Pollard qui joue la chandelle pour lui-même. Les Anglais sont sur la défensive et Owen Farrell est sanctionné à son tour dans le jeu au sol. Pollard, face aux perches, ne se rate pas cette fois. 3-0 pour les Springboks.

Le XV de la Rose multiplie les maladresses, à l’image de cette passe sautée directement en touche du numéro 9 Ben Youngs, ou de ce lancé imprécis du talonneur Jamie George. L’Afrique du Sud, elle, s’applique sur les phases statiques et les mauls, mais ne porte pas le jeu suffisamment loin dans le camp anglais. Un manque de réalisme qui profite à l’Angleterre, qui marque sur une pénalité de Farrell lors de sa première incursion dans le camp springbok. 3-3.

Pollard profite de la domination de ses avants en mêlée pour redonner trois points d’avance à l’Afrique du Sud. Mais les frères Vunipola et Manu Tuilagi remettent l’Angleterre dans le sens de la marche par la puissance de leurs ballons portés. Le XV de la Rose fait le siège de la ligne springbok. Il se heurte à une défense sud-africaine héroïque. Farrell doit se contenter des trois points. 6-6.

Juste avant la mi-temps, Pollard offre un mini-break aux Springboks par deux pénalités, une pour une faute au sol et une autre pour une nouvelle reculade du pack anglais en mêlée. 12-6 à la pause pour une équipe d’Afrique du Sud plus entreprenante.

La tactique des Boks est payante

Le XV de la Rose tente de dynamiser son jeu à l’entame du deuxième acte. Mais la ligne défensive sud-africaine veille, avec un Pieter-Steph du Toit rapide sur l’homme et un Faf De Klerk jouant le grain de sable dans la machine anglaise. Grâce à sa mêlée supérieure, les Springboks continuent d’engranger les points sur une pénalité par Pollard (15-6).

L’entrée du pilier Joe Marler et du deuxième ligne George Kruis fait du bien à l’Angleterre. En prenant pour la première fois le dessus grâce à son huit de devant, Farrell ramène l’Angleterre dans les clous (15-9), mais le capitaine anglais manque l’occasion suivante. Les échanges de politesse se poursuivent entre buteurs pour sanctionner la dureté du jeu au sol. Farrell répond à Pollard et le score est de 18-12 pour l’Afrique du Sud à l’heure de jeu.

Les deux équipes continuent de se harceler par du jeu au pied par-dessus les défenses. Dans ce duel à distance entre De Klerk et Youngs, les Springboks se montrent plus efficaces grâce aux ballons récupérés par Le Roux et Mapimpi dans les airs. Ce dernier en profite d’ailleurs pour s’échapper le long de la touche et aller à l’essai après une combinaison de passes au pied avec son centre Lukhanyo Am. L’Afrique du Sud se détache inexorablement, 25-12.

Les Springboks sont désormais dans la gestion d’une troisième victoire en Coupe du Monde qui se dessine. Même le vétéran Frans Steyn, champion du monde il y a 12 ans en France, est de la fête. Bien servi sur son côté, l’ailier Cheslin Kolbe fait parler sa vivacité et laisse Farrell sur place pour aller parachever le triomphe sud-africain d’un deuxième essai plein d’opportunisme. 32-12 pour les Springboks, qui ont su encore élever leur niveau de jeu en finale pour décrocher le titre suprême.

RNS lc